
On peut parler longtemps de l’ostréiculture.
On peut en faire des photos. Des slogans. Des polémiques.
Mais à Gujan-Mestras, l’huître n’est pas un symbole. C’est une réalité.
Des réveils tôt. Des investissements. Des risques sanitaires. Des familles. Des emplois. Et une réputation qui se joue parfois… en quelques heures.
Alors je vais être clair : mon rôle, ce n’est pas de commenter. C’est d’organiser. Et d’obtenir des résultats.
La ligne est simple — et elle tient en quatre phrases :
Eau propre. Huîtres sûres. Ports qui travaillent. Fierté partagée.
1) 7 ports. 8 km de façade maritime. 1 ADN.
Notre patrimoine n’est pas “un décor” : il structure la commune.
7 ports, des cabanes, des usages, des saisons… et une façade maritime qui fait partie de notre identité profonde.
Le problème, aujourd’hui, c’est qu’on gère trop souvent par petits bouts : un sujet chasse l’autre, une urgence chasse la précédente, et tout le monde finit par se fatiguer.
Moi, je veux l’inverse : un projet d’ensemble, co-construit port par port, avec ceux qui y travaillent.
Concrètement :
- modernisation avec les professionnels (accès, stationnement, maintien des aires de travail)
- micro-investissements rapides là où ça bloque (sécurité, éclairage, signalétique, accès)
- et une règle : organiser la coexistence, pas opposer habitants et professionnels.
2) Sans eau propre, pas d’huîtres sûres
Ici, la confiance se gagne avec une chose : la preuve.
Le sujet “eau / assainissement” est anxiogène, parce qu’il touche à tout : la santé, l’économie, l’image du Bassin, le cadre de vie.
Et il est d’autant plus frustrant qu’une partie des leviers est intercommunale. C’est précisément pour ça que la mairie doit être utile : pilotage, pression politique, transparence, coordination.
Mon engagement : un Pacte “Eau propre = Huîtres sûres”.
Avec 3 décisions très concrètes :
1) Une “Cellule Eau & Conchyliculture” : suivi régulier, interface avec les bons acteurs, et capacité à déclencher vite les bonnes actions.
2) Un tableau de bord public : qualité, alertes, actions, échéances. Oui, public. Parce qu’une ville sérieuse rassure par la clarté.
3) Un pacte d’investissement intercommunal : exiger un calendrier et des résultats — et co-financer des briques visibles (capteurs, mesures, prévention) quand ça accélère réellement.
Et une position de principe : pollueur-payeur + accès aux dispositifs d’indemnisation/compensation quand il y a fermeture.
3) En cas de fermeture : on ne subit plus
Quand il y a fermeture sanitaire, ce n’est pas “un sujet Facebook”.
C’est une chute de chiffre d’affaires. C’est de l’inquiétude. Et c’est l’image de Gujan qui prend.
Donc on prépare avant.
Je mets sur la table un dispositif simple :
- un protocole municipal de crise (messages, interlocuteurs, coordination, vitesse)
- un fonds municipal de résilience activable, plafonné et conditionné (pour protéger l’emploi, pas pour arroser sans règle)
- un plan de relance conso post-crise avec les restaurateurs : on reconstruit la confiance par la preuve, pas par les promesses.
- et un guichet unique à la mairie pour accompagner les dossiers (aides, assurances, démarches).
Ce que ça change :
- pour les pros : moins d’isolement, moins d’impro, une mairie qui sait “faire système”.
- pour les habitants : moins de rumeurs, plus d’info fiable, une économie locale protégée.
- pour Gujan : une image tenue, parce que la méthode se voit quand ça secoue.
4) Origine Gujan-Mestras : visible. Vérifiable.
Le local ne doit pas être une phrase sur une affiche.
Le local doit être lisible et vérifiable.
C’est le sens du label “Origine Gujan-Mestras” + une vitrine des produits locaux.
Et pour passer de l’intention à la preuve : un QR code grand public, simple, pédagogique, anti-contrefaçon.
Quand vous scannez : producteur, port, date, conseils.
Ce n’est pas gadget. C’est une protection pour ceux qui bossent — et un repère pour ceux qui achètent.
5) Remettre du local au centre : l’économie de proximité, en vrai
Une commune tient debout quand elle remet du flux au bon endroit.
Je veux :
- un marché régulier de producteurs sous la halle centrale
- une incitation structurée pour que les restaurants s’approvisionnent localement (charte, visibilité, “kit restaurateurs”)
- un espace “Huîtres & Mer” dans la Maison des Touristes/Artisans : vente directe + ateliers découverte.
Objectif : créer de l’activité toute l’année, sans basculer dans le tourisme de masse.
6) Ici naît l’huître. Et notre fierté.
À Gujan-Mestras, l’huître commence ici. Au naissain.
Et derrière, il y a des compétences, une chaîne de valeur, un savoir-faire.
Je propose la création d’un PÔLE HUÎTRE : recherche + formation + services.
Pourquoi ? Parce que protéger une filière, ce n’est pas seulement “réagir aux crises”. C’est préparer la suite : transmission, innovation, attractivité des métiers.
7) “L’huître en lumière” : une vitrine, oui — mais maîtrisée
Je le dis sans détour : une ville a aussi besoin de se rassembler autour de quelque chose de positif.
Pas du bruit. Du sens.
Oui, je veux une Fête de l’Huître et de la Mer : familiale, utile, avec retombées, organisée (stationnement, propreté, flux).
Et oui, je veux aller plus loin : un grand son & lumière autour de l’huître, co-construit avec les habitants, associations, écoles, talents locaux — beau, populaire, et bien géré.
Les meilleures pratiques existent en France et en Europe : la différence, c’est l’organisation et la preuve.
8) Ce que je promets (et que je rends vérifiable)
La politique locale doit redevenir une affaire de dates, d’outils, de responsabilité.
C’est pour ça que je pose :
- une gouvernance claire (copil trimestriel, comité opérationnel mensuel, référent unique)
- un calendrier de la première année (ateliers ports, lancement cellule Eau, marché pilote, protocole crise, tableau de bord public, 1ère Fête…)
- des indicateurs suivis : économie, confiance, ports, attractivité.
Et une règle de campagne — que je tiendrai en mairie :
toujours lier une phrase forte à une preuve.
Protéger Gujan-Mestras, préparer l’avenir !